Attention ! Une fois plongé·e dans la lecture de cette trilogie interculturelle, vous ne pourrez plus vous en détacher, tant ces trois ouvrages, écrits avec passion et sensibilité, sont captivants. Le récit, qui s’étend sur plusieurs décennies, met en scène des protagonistes originaires de Suisse et d’Afrique du Nord et aborde de manière très vivante des tabous culturels tels que la prostitution forcée, la maternité hors mariage ou l’homosexualité. Découvrez ici les commentaires de centaines de lectrices et lecteurs enthousiastes.
Par ses écrits, Anja Siouda, qui est écrivaine et traductrice, vise à favoriser la compréhension mutuelle entre les êtres humains.

Sur le chemin du col
Col du Brünig, automne 1987.
Vous est-il arrivé de tomber amoureux d’une personne ayant une religion et une culture différentes de la vôtre ? De vous pencher sur cette religion, sur cette culture jusque-là inconnues pour mieux comprendre votre partenaire ? Avez-vous envisagé de vous convertir à une autre religion pour vous marier ? Si ces questions évoquent un écho en vous, nul doute que vous serez captivé·e par le roman qui suit, car l’histoire d’amour qu’il relate montre la confrontation de deux mondes : celui de Halima, étudiante marocaine qui laisse derrière elle son Maroc natal et toute sa famille pour se rendre en Suisse dans l’espoir d’y travailler comme domestique, et celui de Martin et de ses frères qui, au milieu des années 1980, mènent une existence recluse et rude sur un petit alpage du col du Brünig (Suisse centrale).

Un été arabe
Col du Brünig, été 2012.
Sur le chemin du col, racontait comment la traductrice Elena Bruderer découvrait au printemps 1994 le journal, rédigé en arabe, d’une jeune Marocaine prénommée Halima. Elle en garde le secret afin de préserver l’honneur de la jeune femme aux yeux de sa famille marocaine. Au fil des années, Elena poursuit sa carrière de traductrice sur l’alpage isolé du Brünig, où elle se rend dès la fonte des neiges, après avoir passé les longs mois d’hiver dans la vallée, dans sa ville natale de Thoune. Soudainement, à l’été 2012, un mystérieux étranger apparaît qui va l’arracher à cette existence idyllique. Bouleversée par son secret et son destin, elle s’attache progressivement à lui. Il devient un ami de confiance qui la pousse à affronter son propre passé. Ce roman passionnant tient le lecteur en haleine en adoptant une double perspective temporelle et spatiale. Il y est question de migration et d’humanité, d’amour perdu, de passion et d’espoir, notamment celui d’un avenir plus positif en Afrique du Nord – d’un été arabe.

Fleurs souillées
Tunis-La Soukra, printemps 2013.
À la fin du roman Un été arabe, la traductrice Elena et Qaïs, professeur de langues et poète, fraîchement mariés et profondément épris l’un de l’autre, quittaient Zurich pour Tunis, dans l’idée d’y réaliser leur rêve commun en fondant une école de langues. Quel accueil leur réservera Tunis en janvier 2013, deux ans après la révolution de jasmin ? Elena réussira-t-elle à trouver sa place dans la famille de Qaïs, à s’adapter à la vie de la capitale tunisienne et à la culture musulmane ? Pourra-t-elle définitivement tirer un trait sur son cher alpage du Brünig en laissant derrière elle sa vie de Robinson ? Parviendront-ils tous deux à réaliser leur projet tout en préservant leur amour passionné ? Et qu’arrivera-t-il à Sabri, Algérien dont la demande d’asile est déboutée et qui, après la Suisse, se retrouve sans-papiers à Tunis ? Réussira-t-il à y trouver le bonheur ?
